Serveur, NAS, domotique : présentation

Serveur, NAS, domotique : présentation 5

J’ai récemment formaté mon serveur dédié installé chez moi depuis plusieurs années. C’est l’occasion pour moi de vous reparler de cette petite machine qui me rend pas mal de services et dont les usages ont évolué ces derniers mois. L’idée est de vous présenter, une nouvelle fois, à quoi peut servir un serveur et vous donner quelques idées si vous souhaitez monter le votre.

La configuration de mon serveur

Les composants utilisés dans cette machine n’ont pas beaucoup évolué depuis mon premier article. J’ai donc choisi d’utiliser un « petit » Pentium G4600, associé à deux barrettes de 4 Go de RAM. Du côté du stockage, j’ai récemment ajouté un SSD de 128 Go pour le système et les données sont stockées sur deux disques WD RED de 4 To, montés en RAID 1.

Serveur NAS domotique

L’ensemble est installé dans un boitier Cooler Master Elite 110 (dont j’ai retiré le carénage), parfaitement adapté pour cette utilisation serveur/NAS. L’objectif de la machine est d’avoir suffisamment de puissance pour supporter les usages multimédias tout en profitant d’un stockage suffisant et autorisant la panne d’un des disques via le RAID 1.

Pour plus de sécurité, notamment au niveau RAID, le serveur est branché sur un onduleur Eaton 3S 550 capable d’assumer l’alimentation du serveur pendant plusieurs dizaines de minutes. Je suis très content de cet onduleur qui fonctionne parfaitement. J’ai simplement eu besoin de remplacer sa batterie cette année car elle avait malheureusement rendue l’âme.

Système d’exploitation et fonctionnement

En ce qui concerne le système d’exploitation, je reste fidèle à OpenMediaVault, une distribution type « NAS » basée sur Debian. Cela fait maintenant plusieurs années que j’utilise OMV et j’en suis toujours aussi content pour l’usage que je fais de mon serveur. Si c’est le principal usage que vous avez pour votre serveur, je ne peux que vous recommander cette solution.

Serveur NAS domotique

Si j’installais tous mes applicatifs « en dur » jusqu’à présent, j’ai un peu changé mon fusil d’épaule. Cela fait maintenant plusieurs mois que j’utilise Docker pour la quasi-totalité des outils qui tournent sur mon serveur. Cela me permet de gagner énormément de temps à l’installation mais également pour la maintenance.

Serveur NAS domotique

J’installe mes conteneurs manuellement via docker run et je gère ensuite les mises à jour ou autre modifications de configurations à l’aide Portainer, une interface graphique dédiée à la gestion de Docker. Je suis vraiment très content d’avoir sauté le pas vers Docker qui me change clairement la vie même si quelques petits problèmes inhérents à son fonctionnement me font parfois perdre un peu de temps.

Les services installés

La liste des services utilisés sur mon serveur n’a pas beaucoup évolué depuis la publication de mes précédents articles. Néanmoins, maintenant que tout fonctionne avec Docker, il est beaucoup plus facile pour moi d’en faire une liste exhaustive en étant certain de ne rien oublier.

Pour la partie multimédia, j’utilise Plex que j’associe également avec les fonctionnalités de partage réseau offertes par OMV. J’ai donc différents partages accessibles sur le réseau et tous les médias présents dans Plex le sont également.

Serveur NAS domotique

Pour ce qui est du téléchargement (je vous rappelle que tout ceci est illégal), j’ai un petit serveur chez Scaleway sur lequel tourne un client torrent. Sur mon serveur à la maison, j’utilise Radarr et Sonarr (avec Jackett et Flaresolverr) qui lancent alors les téléchargements sur le client torrent. Les fichiers sont ensuite rapatriés sur mon serveur maison à l’aide de Syncthing.

Pour la domotique, c’est évidemment Home Assistant qui a été dockerisé. Pour faire fonctionner toute mon installation, j’ai également installé Zigbee2MQTT et Mosquitto. Tous ces conteneurs travaillent donc ensemble pour pouvoir utiliser sans problème mes modules Aqara.

Serveur NAS domotique
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Enfin, j’ai également un conteneur Matomo (associé à un conteneur MariaDB) que j’utilise pour les statistiques de ce blog. Pour finir, j’utilise un dernier conteneur ddclient qui me permet de maintenir à jour mon enregistrement DNS pointant sur l’IP de ma connexion internet.

Cette liste n’est, j’en conviens, pas très digeste. L’idée est surtout de vous montrer en quelques lignes ce que j’utilise au quotidien et vous inviter à me poser des questions si vous en avez. Si certains sujets vous intéressant, cela pourrait également en faire des sujets d’article !


Vous savez tout sur mon serveur et les services qui tournent dessus. Je dois avoué que je suis très content de cette petite machine qui me rend bien des services et fonctionne parfaitement. Pour l’heure je n’ai aucun projet d’upgrade ni de modification puisque le serveur répond parfaitement à mes besoins. N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou besoin d’éclaircissements sur certains points, je me ferai une joie de vous aider.

Néticien - Rédacteur - Vidéaste
    1. 30° en idle 🙂
      Il n’est jamais sollicité plus que de raison donc les température restent stables.
      J’ai également découpé un trou à l’arrière du meuble et j’y ai installé un ventilo 140 mm relié à la mobo pour extraire l’air chaud.

    1. Principalement la puissance des NAS, qui, vendus au même prix ne permettent pas d’utiliser Plex dans de bonnes conditions.
      Sinon, techniquement il est tout à fait possible d’envisager une configuration similaire sur un NAS Synology par exemple.

  1. Salut,
    Merci pour toutes ces informations très intéressantes.
    Concernant Home Assistant, la version docker ne comporte pas le superviseur il me semble. Lors des quelques tests rapides que j’avais fait, ce superviseur semblait indispensable pour certains trucs.
    Du coup, je suis parti sur une VM de mon côté.
    Mais si on peut tout faire avec docker, ça ne serait pas plus mal 😉
    Tu n’es pas limité par l’absence du superviseur de ton côté ?
    Merci !

    1. Salut Alexis 🙂

      De mon côté je n’ai jamais eu de limitation, pour mon usage tout du moins.
      J’admets que le superviseur facilite les choses et que je passe peut-être à côté de quelque-chose mais dans mon utilisation, rien à signaler.

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